Pourquoi les personnes anxieuses et évitantes sont attirées les unes vers les autres


Je t'adore

L’une des principales raisons pour lesquelles les partenaires anxieux et évitants sont attirés l’un vers l’autre est la simple admiration d’un trait. Au début, chaque personne voit des qualités qu’elle respecte véritablement et dont elle souhaite davantage en elle-même. Cela ne ressemble pas à une compensation ou à un dysfonctionnement. Cela ressemble à une attraction enracinée dans l’appréciation.

Les partenaires anxieux admirent souvent l'indépendance d'un évitant. Ils semblent ancrés, autonomes et émotionnellement contenus. Ils ne cherchent pas à se rassurer ou à sur-expliquer ce qu’ils ressentent. Cela peut ressembler à de la confiance et de la maturité émotionnelle. Pour quelqu’un qui est habitué à porter un poids émotionnel, un évitant peut se sentir stable et apaisant.

Les évitants, à leur tour, sont souvent attirés par la chaleur et l’ouverture d’esprit du partenaire anxieux. Les personnes anxieuses ont tendance à être expressives, attentives et disponibles émotionnellement. Ils remarquent des détails. Ils investissent. Ils créent une proximité naturellement sans qu’il soit nécessaire d’y être invité. Au début, cela peut sembler rafraîchissant et sûr pour un évitant qui n’est pas habitué à la cohérence émotionnelle.

A ce stade, les deux personnes se sentent choisies. Le partenaire anxieux se sent ancré. L'évitant se sent compris sans être encombré. Aucune des deux personnes n’agit encore par peur. Ils communiquent à travers les meilleures versions de leurs traits.

L’admiration des traits est réelle. Ce n'est pas une illusion. Le défi est que l’admiration seule ne peut pas soutenir une relation une fois que le stress, la vulnérabilité et des besoins d’attachement plus profonds entrent en jeu.

La lutte

Une fois la connexion initiale établie, de nombreux couples évitants anxieux entrent dans une longue phase de lutte sans s’en rendre compte. En surface, les choses semblent toujours bien. Il y a des efforts. Il y a des contacts. Il y a suffisamment de proximité pour maintenir la relation. Mais au fond, les deux personnes luttent discrètement contre leur instinct de rester connectés.

Les évitants ont tendance à valoriser l’harmonie. Ils veulent que les choses soient légères et positives. Lorsque des tensions apparaissent, ils les atténuent souvent plutôt que d’y remédier directement. Les conversations difficiles semblent être une menace pour la stabilité, elles sont donc reportées ou minimisées. La relation reste peinte sur des tons optimistes, même lorsque quelque chose ne va pas.

Les partenaires anxieux, quant à eux, ont noué un lien émotionnel fort. La peur de perdre la connexion commence à l’emporter sur leur propre inconfort. Ils donnent plus. Ils s'adaptent davantage. Ils essaient d'être plus faciles, plus calmes, moins nécessiteux. Faire plaisir aux gens devient un moyen de conserver une proximité intacte et d’éviter l’abandon.

De l’extérieur, rien ne semble anormal. Mais en interne, les deux partenaires vont au-delà de ce qui semble naturel. L'évitant supprime l'inconfort pour préserver la paix. Le partenaire anxieux supprime ses besoins pour préserver la connexion.

Cette phase peut durer longtemps car on se sent quand même mieux que d'être seul. Mais avec le temps, le coût s’accumule. Le ressentiment se construit tranquillement. L’épuisement émotionnel s’installe. Et les deux personnes commencent à se sentir invisibles, même si elles sont toujours ensemble.

L'obstacle

Le dernier obstacle à cette dynamique est calme et trompeusement optimiste. Les deux partenaires pensent secrètement la même chose. Si mon partenaire changeait juste une ou deux choses, cela fonctionnerait réellement. Cette croyance les maintient investis bien plus longtemps qu’ils ne le pensent.

Même si cette relation peut sembler instable, elle repose souvent sur une véritable attention. Le partenaire évitant veut te faire confiance. Cette partie est réelle. Mais la confiance semble lente, risquée et inconnue, alors ils gèrent la proximité avec précaution. Vous garder à une légère distance leur permet de rester connectés sans affronter pleinement leur peur de dépendance ou d’exposition émotionnelle.

Le partenaire anxieux ressent cet écart et l’interprète comme un problème à résoudre. Ils se glissent dans je peux réparer ce mode. Ils savent que, dans une certaine mesure, c’est malsain, mais leur instinct est profond. S’ils peuvent simplement être plus patients, plus compréhensifs, plus solidaires, peut-être que la relation s’installera enfin.

Ce qui se forme est un compromis déguisé en espoir. L’évitant offre une proximité partielle. Le partenaire anxieux accepte un épanouissement partiel. Tous deux estiment que les efforts seuls permettront de réduire l’écart.

Mais l’effort sans conscience se transforme en abandon de soi. Et travailler sur la relation devient un substitut au travail sur les modèles qui l’ont créée en premier lieu.





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