
À un moment donné, presque tout le monde vit une pause étrange et inconfortable dans la vie.
De l’extérieur, tout semble bien. Les factures sont payées, les responsabilités sont assumées et la vie semble réussie. Pourtant, derrière tout cela, une question lancinante commence à faire surface :
« Est-ce vraiment une vie vécue avec intention ?
Cette expérience est souvent qualifiée de crise de la quarantaine, terme qui implique le chaos, l’insouciance ou l’effondrement. En réalité, pour la plupart des individus, il s’agit d’une expérience beaucoup plus calme et fondamentalement humaine.
Les psychologues ont depuis longtemps identifié la courbe du bonheur en forme de U, dans laquelle la satisfaction dans la vie diminue généralement au cours de la quarantaine et augmente au cours des années suivantes.
Cependant, les chercheurs affirment de plus en plus que l’âge en lui-même n’est pas la cause principale. Le changement significatif au milieu de la vie n’est pas l’accumulation d’années, mais plutôt un changement de conscience.
À ce stade, les individus ont accumulé suffisamment d’expérience pour discerner des modèles dans leur vie. Ils prennent conscience de compromis auparavant justifiés, de rêves reportés à un avenir indéfini et de rôles assumés sans réflexion. Le temps, autrefois perçu comme abstrait, devient personnel et limité plutôt qu'urgent.
« Le changement significatif dans la quarantaine n'est pas l'accumulation d'années, mais plutôt un changement de conscience. »
Réaliser cela peut être profondément déstabilisant en soi.
Ce que beaucoup appellent une crise de la quarantaine est en réalité une confrontation avec la réalité.
« Les anciennes stratégies comme rester occupé, poursuivre des étapes importantes ou rechercher l'approbation cessent de fonctionner. »
Les récompenses externes n’apportent plus de réelle satisfaction. La question principale change de « Comment puis-je réussir ? » à « Que signifie le succès pour moi maintenant ? »
Ce bilan se manifeste rarement de manière dramatique. Le plus souvent, cela ressemble à une agitation tranquille, une insatisfaction subtile sans cause claire et un désir croissant de sens plutôt que de simple réussite. Les gens deviennent également moins disposés à rester dans des relations, des routines ou des lieux qui les obligent à continuer à ignorer leur véritable identité.
Dans la vie de tous les jours, les gens expriment souvent ces sentiments comme ceci :
- « Je pensais que je me sentirais plus heureux maintenant. »
- « Je ne déteste pas ma vie ; je ne me sens tout simplement pas connecté à elle. »
- « J'ai rempli toutes les obligations attendues. Pourquoi est-ce que je me sens toujours instable ? »
« Je ne déteste pas ma vie ; je ne me sens tout simplement pas connecté à elle. »
De plus en plus de professionnels de la santé mentale voient désormais cette phase non pas comme une crise, mais comme une transition normale. Cela marque le passage d’une vie en quête d’approbation extérieure, comme la recherche d’un statut ou d’une validation, à une vie qui semble vraie et favorise le bien-être émotionnel.
Pour les femmes, cette période peut être particulièrement intense. Les années passées à donner la priorité aux autres dans le cadre de la famille, du travail et du travail émotionnel laissent souvent peu de place à l'introspection.
La quarantaine est peut-être la première fois que l'on se sent bien de demander, « Qu'est-ce que je veux? » sans craindre d’être traité d’égoïste. Lorsque cette question se pose enfin, elle peut sembler accablante et déstabilisante.
Toutefois, déstabilisation n’est pas synonyme de destruction.
La plupart des individus ne cherchent pas à abandonner leur vie ; ils souhaitent plutôt faire des ajustements. Ils recherchent un espace pour respirer, des opportunités de faire des choix différents et la permission d'abandonner des identités qui ne les servent plus.
Il est rarement reconnu que ces questions ne sont pas exclusives à la quarantaine. Certaines personnes y font face plus tôt, motivées par la responsabilité, l’épuisement professionnel, la perte ou une profonde introspection. D'autres les rencontrent bien plus tard.
« Le timing est moins important que la volonté de s'attaquer à ces questions. »
Ignorer ces questions ne les élimine pas ; cela ne fait que retarder la réflexion nécessaire.
Alors, une crise de la quarantaine existe-t-elle vraiment ?
Parfois, surtout lorsque de nombreux facteurs de stress s’accumulent et que le soutien fait défaut, une véritable crise peut survenir. Mais le plus souvent, cette période est un réveil, une pause qui aide les gens à cesser de vivre en pilote automatique. et laissez leur conscience rattraper leurs actions.
Lorsqu’elle est abordée de manière réfléchie, cette phase ne détruit pas des vies ; au contraire, cela les affine.
Les personnes qui traversent cette période avec honnêteté en ressortent souvent plus calmes, plus concentrées et plus ancrées. Ils cessent de poursuivre des vies qui semblent simplement impressionnantes et choisissent plutôt celles qui semblent authentiques.
« Le but n'est pas une vie plus visible, mais une vie plus authentique. »
La question essentielle n’est peut-être pas de savoir si la crise de la quarantaine existe.
Il s’agit peut-être plutôt de savoir si les individus sont disposés à considérer les enseignements qu’offre cette période, quel que soit le moment où elle survient.
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Ce message était publié précédemment sur medium.com.
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Crédit photo : Vitaly Gariev sur Unsplash
Vous pouvez lire l’article original (en Angais) sur le {site|blog}goodmenproject.com