Privation de contact : le symptôme d’une société sans amour


Le pouvoir corrompu du toucher

Mes amis, mes collègues membres du Comité Vautour, nous avons été inondés de la douleur que le toucher peut apporter.

Et à juste titre. Nous vivons dans un monde où le toucher a été utilisé comme arme à des fins de gain égoïste, de pouvoir, d'exploitation et pour toute tentative d'apaiser ses pulsions tout en étant complice du silence d'autrui. Dans un monde comme celui-ci, il est logique que le toucher soit un sujet si controversé et qu’il soit rarement considéré comme un sens qui doit être stimulé et respecté.

Parce que nous le considérons comme une sensation enfantine, maigre et plutôt faible par rapport aux autres. Nous nous moquons de ceux qui disent avoir besoin du contact aimable et réciproque d'un autre. Les gens se cachent en secret lorsqu'ils rencontrent thérapeutes câlins. Ils ne partagent pas leurs expériences et espèrent que personne ne les verra bénéficier de tels services.

Mais il n’y a pas de quoi rire.

Privation de contact peut se manifester dans

  • Dépression
  • Anxiété
  • Augmentation de la libération de cortisol, ce qui a un impact sur le stress, la fréquence cardiaque et l'hypertension artérielle
  • Cela peut conduire au diabète et à d’autres risques d’infection

Lorsque le toucher devient un sujet dont il faut se méfier, on se retrouve avec une société aux prises avec des complications, avec un minimum de moyens pour les résoudre. Et oui, les limites sont nécessaires, mais parfois les traumatismes de notre monde nous obligent à créer un mur qui ne peut être abattu. Et la sagesse consiste à connaître la différence entre les deux.

Nous n’en avons jamais eu besoin. Notre propre orgueil, nos propres relations, nous ont évité d’avoir besoin d’examiner ce phénomène et de mettre fin aux agitations du doigt et aux plaisanteries. Les inquiétudes que nous avons aujourd’hui ont été suscitées pendant la pandémie.

Cependant, je ne veux pas que l’on croie que la solitude seule est simplement la créatrice de cette expérience. Leurs autres subtilités peuvent conduire ou exacerber notre capacité à toucher pour guérir.

L’un d’eux est celui que j’ai décrit. Le contexte culturel dans lequel le toucher a été utilisé pour contrôler, détruire et exploiter. Ou une époque où le stigmate de dire : « J’ai besoin d’un câlin ou d’être touché » suscite les rires des autres. Mais la faute repose aussi sur le fait que l’amour, ce mot de quatre lettres à notre époque, a été relégué dans d’autres classifications. Et le toucher est réservé aux partenaires intimes.





Vous pouvez lire l’article original (en Angais) sur le {site|blog}goodmenproject.com