4 signaux d’alarme indiquant que la « thérapie de couple » ne fonctionnera pas (du moins pas ensemble)


Une fois, je me suis assis dans la salle d'attente… trop de magazines, des plantes avec un sol sec, le bourdonnement quelque part entre les bâtiments, et… j'ai regardé des couples faire défiler leurs téléphones, même à contrecœur. On m’avait demandé une douzaine de fois d’écrire sur la thérapie, mais la même pensée revenait sans cesse : La thérapie de couple est un outil puissant, mais ce n'est pas une colle miracle. Parfois, ce n'est pas le bon outil pour le travail.

Si vous pensez : « Nous allons essayer une thérapie de couple, et cela réglera le problème », faites une pause. Il y a des schémas que j'ai observés qui rendent le travail conjoint soit inutile, soit activement dangereux. Si l'un d'entre eux habite chez vous, parlez à quelqu'un de la sécurité et des options avant de réserver la première séance.

1) Un partenaire est fondamentalement réticent

Pas « nerveux à l’idée de nouvelles choses ». Je veux dire fondamentalement réticent : se présente pour prouver un point, refuse de prendre ses responsabilités, utilise la thérapie comme une performance. Ces partenaires effectuent des tâches de présence, assis sur un canapé, croisant les mains, mais ils ont déjà quitté leur responsabilité. Ils font obstacle; ils défendent ; ils transforment chaque tentative de connexion en preuve de leur grief.

Cela va au-delà de l’obstination. Le processus évolue souvent vers un traitement individuel lorsqu'un partenaire refuse de s'engager dans une véritable participation conjointe et que les problèmes du couple sont recadrés, minimisés ou enterrés plutôt que résolus. Dans la pratique, de nombreuses personnes cherchant de l'aide pour des problèmes de couple se retrouvent dans une thérapie individuelle lorsqu'un partenaire ne veut pas s'engager dans un traitement conjoint, avec des pièges prévisibles.

Pourquoi est-ce important ? Parce que la thérapie nécessite deux partenaires honnêtes et prêts à tester de nouveaux comportements. Si la motivation d'un partenaire est le tableau de bord – et non le changement – ​​les progrès seront au mieux accidentels et au pire une arme.

2) Malhonnêteté persistante

L'infidélité et les finances cachées ne sont pas des « sujets » que vous pouvez traiter par lots en une session de quatre-vingt-dix minutes et vous attendre à ce que tout le monde reparte intact. Affaires répétées, comptes secrets, ruptures chroniques d’accords : ils érodent le fondement même de la confiance.

L'infidélité financière n'est pas rare : enquêtes rapportent qu’une grande minorité de couples ont des achats cachés, des comptes secrets ou une pure tromperie financière – des comportements qui prédisent une rupture relationnelle plus profonde. Lorsque l’argent est caché, les gens commencent à se demander ce qui est caché.

La thérapie n'est pas une relation magique qui rend la trahison respectable. La salle de traitement devient un pansement sur une plaie qui s'ouvre encore chaque nuit si le partenaire trompeur continue de se coucher à l'extérieur de la salle. Grâce à un travail minutieux et tenant compte des traumatismes, les couples peuvent parfois se remettre de révélations ponctuelles ; cependant, s’ils mentent à plusieurs reprises sans en assumer la responsabilité, ils ne seront pas en mesure de développer la confiance progressive dont ils ont besoin, que ce soit pendant ou en dehors des séances.

3) Abus ou coercition

C’est la ligne dure : la thérapie de couple n’est souvent pas le bon point de départ en cas de contrôle coercitif, d’intimidation physique ou de violence émotionnelle dans la relation. Des millions de personnes sont victimes de violence conjugale, et les dynamiques de contrôle (intimidation, limitations financières et isolement) ne sont pas des « problèmes de communication » qui peuvent être résolus par une meilleure écoute. Le harcèlement criminel, la violence physique et l'agressivité psychologique sont tous très courants et leurs effets durent longtemps.

Pire encore, la thérapie peut être utilisée comme une arme. Ce qui est dit dans la pièce peut parfois être utilisé dans le couloir et à la maison. Le travail des couples peut entretenir des déséquilibres de pouvoir lorsqu'un contrôle coercitif est présent ; un agresseur peut paraître coopératif pendant les séances mais néanmoins exercer une influence en dehors de celles-ci. Pour ces raisons, selon plusieurs ressources sur la violence domestique, le traitement conjoint devrait être évité lorsque la maltraitance persiste.

Appelez une ligne d'assistance téléphonique locale, planifiez une évacuation en toute sécurité et accordez la priorité absolue aux soins individuels tenant compte des traumatismes si vous craignez pour votre sécurité. Le conseil aux couples peut attendre que la menace soit identifiée et éliminée.

4) Le mépris a remplacé le respect

Les yeux roulants, les moqueries, le dédain et les petits sourires narquois sont des exemples de mépris subtil et destructeur. Parce qu’il véhicule une supériorité morale plutôt qu’un désir d’établir un lien, le mépris est l’un des comportements les plus néfastes. Apprendre de nouvelles techniques de communication, c’est comme repeindre une maison incendiée quand le respect manque.

Voici l'examen pratique : vous sentez-vous considéré comme une personne digne lorsque vous parlez, ou ressentez-vous la blague que l'autre ne cesse de répéter ? Dans ce dernier cas, une thérapie qui enseigne les « déclarations du je » et l'écoute active peut aider sur le plan académique, mais elle ne reconstruira pas la bonne volonté sous-jacente. La bonne volonté est la compétence qui rend la réparation possible ; le mépris ronge la bonne volonté.





Vous pouvez lire l’article original (en Angais) sur le {site|blog}goodmenproject.com