Croyez-la d'abord – The Good Men Project


« Si votre fille vous dit qu'elle ne se sent pas en sécurité avec quelqu'un, ne la forcez pas à être polie. Croyez-la. Protégez-la. »

Cette phrase porte une vérité profonde.

Souvent, lorsqu’une fille s’exprime, les adultes tentent d’arranger les choses au lieu d’agir.
Ils disent des choses comme : « Vous réfléchissez trop », « Ignorez-le simplement » ou « Soyez poli ».

Mais la peur ne vient pas sans raison. L’inconfort ne surgit pas de nulle part.

Lorsqu’une fille dit qu’elle ne se sent pas en sécurité, quelque chose ne va pas.

Il y a toujours une raison

Un enfant ne décide pas par hasard d’avoir peur de quelqu’un. Une femme ne se sent pas soudainement mal à l’aise sans raison.

Derrière cette peur, il y a souvent du harcèlement, de la pression émotionnelle ou des comportements répétés qui dépassent les limites. Parfois, il s'agit de harcèlement verbal. Parfois, c'est un contact physique.

Parfois, ce sont des regards fixes, des commentaires ou des blagues qui la mettent en danger.

Tous les dommages ne laissent pas de traces. Beaucoup abandonnent la peur, l’anxiété et le silence.

Le harcèlement mental est réel. La peur, qui grandit lentement avec le temps, est réelle.

Nous devons arrêter de demander encore et encore aux femmes et aux enfants d’expliquer leur peur. Leurs sentiments sont déjà une explication.

La politesse ne devrait jamais passer avant la sécurité

Nous apprenons souvent aux filles à être polies à tout prix. Sourire. Respecter les aînés.
Pour rester tranquille.

Mais la politesse ne devrait jamais être plus importante que la sécurité personnelle.

Si quelqu’un met votre fille mal à l’aise, elle ne lui doit pas de gentillesse. Si quelqu’un dépasse les limites, il ne lui doit pas de respect. Si quelqu’un lui fait peur, elle ne lui doit pas le silence.

Sa sécurité compte plus que le confort social.

Il ne s'agit pas seulement de filles

Ce problème ne se limite pas aux filles.

Cela comprend les fils, les sœurs, les amis, les camarades de classe et les collègues. Cela inclut les enfants, les adolescents et les femmes adultes.

Si votre sœur se sent mal à l'aise avec un membre de votre famille, prenez-le au sérieux. Si votre amie dit qu’un collègue la met mal à l’aise, ne lui dites pas de s’adapter. Si votre enfant évite quelqu’un, demandez-lui pourquoi au lieu de forcer l’interaction.

L'inconfort est un signe d'avertissement. L’ignorer peut causer des dommages à long terme.

Comment pouvons-nous devenir plus conscients

La prise de conscience commence par l'observation.

Remarquez les changements de comportement. Votre enfant est-il soudainement silencieux en présence de certaines personnes ? Votre sœur évite-t-elle les réunions de famille ? Votre ami semble-t-il anxieux à propos du travail ou des voyages ?

Ces changements signifient souvent que quelque chose de plus profond se produit.

Nous devons également nous éduquer. Comprenez à quoi ressemble le harcèlement. Comprenez que le mal n’est pas toujours bruyant ou évident. Comprenez que le silence est souvent synonyme de peur.

La prise de conscience signifie également dénoncer un mauvais comportement lorsque nous le constatons. Ne riez pas des blagues inappropriées. N'excusez pas les commentaires nuisibles. Ne restez pas silencieux lorsque quelqu’un franchit les frontières.

Votre réaction enseigne aux autres ce qui est acceptable.

Faire en sorte que nos proches se sentent en sécurité pour parler

La protection ne commence pas après qu’un événement grave se soit produit. Cela commence par la confiance.

Nous devons créer des espaces où nos enfants, nos sœurs et nos amis se sentent en sécurité pour parler.

Écoutez sans interrompre. Ne jugez pas leurs paroles. Ne vous précipitez pas pour défendre l’autre personne.

S’ils se sentent blâmés, ils cesseront de partager. S’ils se sentent crus, ils s’ouvriront.

Dites des choses comme : « Je suis content que vous me l'ayez dit. » « Je te crois. » « Vous avez fait la bonne chose. »

Ces mots comptent plus que des conseils.

Enseigner aux enfants les limites

Les enfants doivent apprendre très tôt que leurs sentiments comptent. Apprenez-leur que leur corps leur appartient. Apprenez-leur qu’ils ne doivent le silence à personne.

Aidez-les à nommer leurs sentiments sans crainte. Dites-leur qu’il n’y a rien de mal à dire non, même aux aînés. Expliquez la différence entre un contact sécuritaire et un contact dangereux.
Rappelez-leur que les secrets qui blessent ne sont pas acceptables.

Encouragez-les à s’exprimer lorsque quelque chose ne va pas. Écoutez attentivement quand ils le font. Ne considérez pas les petits soucis comme un drame. Remerciez-les de vous avoir fait confiance.

Rassurez-les en leur disant qu’ils n’ont pas de problèmes. Montrez-les par des actions, pas seulement par des mots. Soyez cohérent dans votre soutien. Créez un espace quotidien pour des conversations ouvertes. La confiance renforce le courage chez les enfants. Lorsque les enfants se sentent en sécurité à la maison, ils le sont aussi à l’extérieur.

À tous mes frères

Pour tous mes frères, ce message compte. Votre silence peut sembler dangereux. Votre présence peut être protectrice.
Restez conscient de ce qui se passe autour de vous. Faites confiance à votre instinct lorsque quelque chose ne va pas. N'ignorez pas l'inconfort, le vôtre ou le sien.

Une question simple comme « Est-ce que ça va ? peut tout changer. Gardez votre ton calme et respectueux. Tenez-vous à proximité si elle a besoin d'espace pour se sentir en sécurité. Appelez à l’aide si la situation semble grave.

Ne filmez pas. Ne plaisantez pas. Ne vous éloignez pas. Respectez ses choix et ses limites. La sécurité ne consiste pas à être un héros. Il s’agit d’être humain.

De petits gestes peuvent mettre un terme à de gros dégâts. Votre conscience peut véritablement prévenir le danger.

La sécurité est une responsabilité partagée

La sécurité est une responsabilité partagée.

Les femmes font déjà beaucoup pour se protéger. Nous planifions les itinéraires avant de sortir. Nous évitons les endroits qui ne semblent pas sûrs.

Nous partageons notre emplacement en direct avec des personnes de confiance. Nous restons vigilants, même lorsque nous sommes fatigués. Nous portons tranquillement la peur chaque jour.

Ce n'est pas la liberté. C'est la survie. La sécurité ne doit pas reposer uniquement sur nos épaules.
Cela commence à la maison avec respect et confiance. Cela se développe dans les écoles à travers les valeurs et l’empathie. Elle se manifeste dans les rues par la conscience et le courage. Les hommes doivent intervenir, non pas pour contrôler, mais pour prendre soin.

Les communautés doivent veiller les unes sur les autres. Une société plus sûre se construit grâce à des actions quotidiennes.

Croyez d’abord, toujours

Lorsque quelqu’un partage son histoire, accordez-lui toute votre attention. Ne les interrompez pas et ne les précipitez pas. Laissez-les parler à leur rythme. Ne remettez pas en question leurs sentiments et ne doutez pas de leur expérience.

Dites des mots simples comme « Je te crois » et « Je suis là ». Évitez de donner des conseils trop rapidement. Tout d’abord, comprenez ce qu’ils ressentent. Respectez leur vie privée et ne partagez pas leur histoire sans consentement.

Demandez de quel type d’aide ils ont besoin. Soutenez leurs choix, même s’ils prennent du temps.

Rappelez-leur que ce n'était pas de leur faute. Encouragez-les à demander de l’aide s’ils sont prêts.
Restez à leurs côtés même lorsque les choses deviennent inconfortables. La croyance crée la sécurité. Le doute crée le silence. Le véritable changement commence lorsque nous écoutons attentivement et agissons avec courage.

Un monde plus sûr commence avec nous

Un monde plus sûr commence par de petites actions quotidiennes. Cela commence par écouter sans juger. Cela commence lorsque nous prenons l’inconfort au sérieux.

Le silence protège les mauvaises personnes, pas les bonnes. Le courage, c’est parfois prendre la parole en public. D’autres fois, cela signifie rester calme et présent à la maison.

Apprenez aux garçons le respect et non la domination. Apprenez aux filles que leur voix compte. Créez des espaces où les gens se sentent en sécurité pour dire non. Le véritable changement commence lorsque la sécurité devient la responsabilité de chacun.





Vous pouvez lire l’article original (en Angais) sur le {site|blog}goodmenproject.com