
Le vide n'est pas un réconfort. C'est juste un espace qui ne sait pas encore à quoi il sert.
Les gens partent rarement d’un seul coup.
Ce sont plutôt des saisons, même si cela n’est pas tout à fait vrai. Ils se replient sur de petites choses que l’on ne remarque que plus tard. Un nom que tu arrêtes de prononcer. Une chaise sur laquelle personne ne s'assoit. Le déjeuner du dimanche était autrefois bruyant.
Pendant un temps, l’espace qu’ils laissent n’est qu’une absence.
Vous en faites le tour.
Vous faites semblant que ce n'est pas là.
Et puis petit à petit, ça devient autre chose.
Pas une blessure.
Une chambre.
Et un jour, quelqu'un entre. Un ami auquel on ne s'attendait pas. Ou un silence qui, en fin de compte, vous manquait depuis le début.
C’est alors qu’on réalise que la pièce n’était pas vide sans raison.
Tous ceux que vous perdez font de la place à quelqu'un dont vous avez besoin.
Pas aussi confortable.
Comme architecture.
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Ce message était publié précédemment sur medium.com.
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Crédit photo : Kadir Celep sur Unsplash
Vous pouvez lire l’article original (en Angais) sur le {site|blog}goodmenproject.com